Régine Le Sourd

En randonnée-aquarelle, j’ai d’abord tenté de garder le souvenir de la flore d’altitude

et des lumières de haute montagne.

 

Puis, de cours en stages, en m’éloignant d’un style figuratif un peu descriptif,

j’en suis arrivée à vouloir rendre plutôt la sensation vécue : le froid piquant du petit matin,

le frémissement des herbes au courant d’air, la vibration de la lumière des Pyrénées,

parfois jusqu’au souvenir de l’odeur des foins.

 

Les peintures écaillées des épaves, le rythme grandiose des parois rocheuses,
les hasards du geste m’ont parfois emmenée aux limites de l’abstrait.
Dans le jeu capricieux des pigments et la fluidité incertaine de l’eau j’approche
le non-figuratif avec crainte et fascination.

 

Ce jeu n’est jamais gagné d’avance et c’est ce risque qui me séduit !

EXPOSITION